Blog de
Maître Catherine LAM

Avocat à la Cour
Droit de la Famille et Droit Immobilier

Contact

26 rue des Petits-Champs
75002 Paris
Tel. 01 42 60 33 88 (consultation : 150 €)
Métro Pyramides
Me contacter par mail

Google +

 Je précise en préambule que cette question est basée sur la pratique et sur les statistiques et non sur des a priori mal placés sur la gente masculine. 

Dans la majorité des cas, la résidence habituelle des enfants est fixée chez la mère (« le droit de garde »), ce qui explique que ce sont surtout les mères qui sont confrontées à ce problème.

La réponse est oui, un père peut ne pas prendre ses enfants en droit de visite et d’hébergement.

Juridiquement, vous constaterez que ça s’appelle un droit de visite et non une obligation de visite. A la différence de la pension alimentaire qui n’est pas une faculté laissée au parent débiteur.

Mais voilà, dans la vie, il n’y a pas que l’argent. Cela peut sembler naïf de le dire mais combien de parents sont complètement désemparés face à la détresse morale de leurs enfants ?

Un parent a mal jusqu’aux tripes pour son enfant. 

La tristesse qui habite un enfant parce qu’il ne voit pas ou très peu l’autre parent ne s’exprime pas de manière verbale. Elle peut se traduire par de l’agressivité, par un repli sur soi, par un déni etc. 

L’irrégularité des relations parent-enfant rompt non seulement la confiance de l’enfant avec ledit parent mais également celle entre parents. 

Comment s’organiser quand l’autre parent vient selon son bon vouloir et menace en plus de porter plainte pour non –représentation d’enfant quand il ne s’est présenté que 4 jours après la date officielle et que la mère a dû s’organiser en conséquence ?! Ces mêmes qui demandent des droits à la justice et qui prennent trop de libertés. 

Ce n’est pas à l’enfant de s’adapter complètement à la vie de l’adulte.

Que propose la justice ? 

Il est possible de demander la fixation d’un délai de prévenance à défaut duquel le parent sera réputé avoir renoncé à son droit d’hébergement sur toute la période ( ex : le parent doit confirmer qu’il prend les enfants 2 mois avant les grandes vacances et doit se présenter dans l’heure suivant le début du droit d’hébergement).

Il est possible dans certains cas de réserver le droit d’hébergement du parent démissionnaire.

Cela reste des réponses qui sont assez pauvres face au vide affectif mais qui permettent d’instaurer un minimum de repères.

La réponse sur mesure pour chaque famille n’existe pas toujours mais il faut connaître ses droits pour savoir de quelles options on dispose. 

Je tenais aussi à saluer le courage des mères et des pères que je rencontre et qui sont des parents formidables -à qui on ne le dit pas assez- qui font tout pour préserver leurs enfants des conflits d’adultes et les laissent vivre leur vie d’enfant.

En rapport avec cet article : Peut-on sanctionner un père qui n'exerce pas son droit de visite ?